"Au début, il y a l’avant-début, une sorte de pré-histoire indispensable, une préparation à la peinture, qui est déjà de la peinture, mais pas encore tout à fait, une « pré-peinture » en quelque sorte.
C’est à ce moment que l’on passe du blanc de la toile, anonyme et plat, à ce qu’on nomme un fond. Cette peinture inscrit le temps dans son champ. Elle superpose d’infimes strates de peinture épaisse ou au contraire ayant la fluidité de l’encre, dégoulinant, pouvant être essuyée au chiffon, ou encore grattée avant qu’elle ne soit complètement sèche pour laisser réapparaître l’histoire d’avant, comme dans les fouilles archéologiques, on gratte la terre,
on creuse, on époussette la poussière pour découvrir « l’antérieur »… Astrid Florian


 

 

 

 

 

 

 

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